LE CORPS COMME PRÉSENCE
Le corps ne demande pas à être expliqué.
Il est un lieu de poids, de silence, de résistance.
Avant le geste, avant la parole,
le corps est.
Il demeure dans la matière comme un souffle retenu,
il accueille le temps sans le raconter,
il porte la mémoire sans nostalgie.
Il ne se donne pas au regard : il le traverse.
Dans ces formes, le corps n’agit pas,
il ne danse pas, il ne lutte pas.
Il habite.
Et dans son silence, il devient présence.
Ici, le corps ne représente pas : il est.